Femme-Lierre (performance)
Fanny Perrier-Rochas
Dans le noir une voix s’élève au loin, a cappella, très résonnante, un chant en araméen deux fois millénaires.
La voix se rapproche de plus en plus et lentement, jusqu’à venir frôler le public.
Ce chant venu des profondeurs de notre humanité vient résonner dans les corps, dans le présent.
Très proche sans toucher.
Créer un espace immersif à la lisière de l’intime.
Le très lointain dans le très proche.
Un autel de lierre.
Une pulsation. Des basses. Un rythme. Minimal. Organique.
La chanteuse soulève sa robe très lentement. L’enlève complètement.
Son corps nu se dévoile derrière le lierre.
Figure archétypale.
Corps impassible contraste avec le son qui pulse fort, qui groove.
La voix toujours horizontale et la pulsation verticale.
Puis c’est la rencontre entre le corps de la femme et le corps du feuillage.
Métamorphose.
Bruits, cris, langues, oiseaux, salive, branches, harpe.
Fanny Perrier-Rochas, mai 2024

